France Bleu – « Je voterai contre toutes les censures jusqu’en 2027 » : le député Olivier Falorni vote la confiance à François Bayrou
Olivier Falorni, le député de La Rochelle – île de Ré, votera, ce lundi, pour la confiance à François Bayrou. Il entend surtout voter « contre toutes les censures jusqu’en 2027, excepté LFI et RN », parce que la France, selon lui, ne peut pas se le permettre.
Si Olivier Falorni vote pour la confiance à François Bayrou, ce lundi, c’est au nom de la stabilité. Le député de La Rochelle et de l’île de Ré (qui se définit comme divers gauche, rattaché au groupe Les Démocrates à l’Assemblée, le groupe du Modem de François Bayrou), l’a expliqué ce lundi matin sur votre radio locale ICI La Rochelle : « Il ne s’agit pas pour moi de voter pour ou contre Bayrou, il ne s’agit pas non plus de voter pour ou contre le budget – je trouve que ce budget n’est pas juste, et donc il doit être singulièrement amélioré. En votant pour, je voterai contre ! Je voterai contre la censure ».
Olivier Falorni va même plus loin en annonçant, sur ICI La Rochelle, qu’il se refusera à faire chuter tout nouveau gouvernement : « Je voterai contre toutes les censures qui seront présentées jusqu’en 2027. C’est-à-dire que je ne censurerai aucun Premier ministre, qu’il soit de gauche, de centre ou de droite, excepté LFI et RN, parce que je crois que notre pays ne peut pas se permettre des censures tous les quatre matins ».
Le député de La Rochelle estime que le coût de ces secousses politiques répétées est trop élevé, alors que la France est déjà engluée dans sa dette. « La dernière censure a coûté 12 milliards d’euros. Est-ce qu’on peut se permettre une telle facture, tous les trimestres ou tous les semestres ? Je ne crois pas ». Olivier Falorni plaide donc maintenant pour « un gouvernement d’unité nationale« . Il cite l’expérience de 1945, au moment de l’affaire Dreyfus, avec « un gouvernement qui avait associé les socialistes, qui entraient pour la première fois au gouvernement, jusqu’à des généraux conservateurs ». Lui continue de défendre l’ancien premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve. « Je pense qu’il pourrait être un Premier ministre de consensus républicain. Donc j’espère qu’Emmanuel Macron saura choisir demain le bon Premier ministre ».
Quant à une éventuelle dissolution, après le départ de François Bayrou, voire une démission du président de la République, « c’est une folie, tranche le député. Je considère que la dissolution, ça n’est pas la solution, que la démission du président de la République, c’est la dilution de nos institutions. Pour résumer mon état d’esprit, ce que je ne veux pas, c’est ni bordélisation, ni bardellisation ».
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