LCP – Ces députés qui ont marqué l’année parlementaire

Si la dissolution décidée par le président de la République en juin dernier a marqué un tournant du quinquennat, l’année parlementaire qui s’en est suivie a été jalonnée d’événements notables, définitivement associés à certains députés. Retour sur l’an I de la législature au travers de quelques-unes de ses figures emblématiques.

 

Olivier Falorni : le droit à l’aide à mourir, combat d’une vie
« Il est des jours dont on sait qu’on ne les oubliera jamais ». C’est avec une émotion palpable qu’Olivier Falorni (Les Démocrates) avait salué le 27 mai dernier l’adoption des deux propositions de loi relatives à la fin de vie. Rapporteur général du texte visant à instaurer un « droit à l’aide à mourir », il avait alors eu une pensée pour « tous les malades, tous leurs proches, rencontrés depuis plus d’une décennie, [qui pour] beaucoup ne sont plus là ».

 

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Car pour Olivier Falorni, le combat pour ce qu’il qualifie de « droit à une mort digne » est une constante de son engagement parlementaire, ce depuis sa première élection en 2012. En 2021, il avait été confronté à un mur d’obstruction de la part d’une poignée de députés Les Républicains. Une stratégie qui avait alors empêché l’adoption de sa proposition de loi visant à créer une « assistance médicalisée active à mourir », pourtant déjà soutenue par de nombreux élus de tous bords. « Vous avez déjà perdu », avait-il alors déclaré à l’adresse des opposants à son texte, désignant alors ce 8 avril 2021 comme « une date majeure sur le chemin de la conquête de notre ultime liberté ».

 

Il aura fallu encore quatre ans et plusieurs rebondissements avant d’aboutir au premier vote de l’Assemblée nationale en faveur de l’instauration d’un droit à l’aide à mourir. Face aux réticences exprimées par l’actuel Premier ministre François Bayrou et suite à l’interruption de l’examen du projet de loi en raison de la dissolution de juin 2024, Olivier Falorni, soutenu en cela par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avait exigé une remise à l’ordre du jour d’un texte dans les plus brefs délais.

 

Sa proposition de loi votée en première lecture le 27 mai, reprenait dès l’origine les dispositions du projet de loi déjà largement amendé en 2024. Instaurant une aide à mourir strictement encadrée, Olivier Falorni se félicite aujourd’hui de « l’équilibre » de cette « belle loi républicaine », dont il estime qu’elle a été l’occasion pour l’Assemblée de montrer « ce qu’elle peut faire de mieux ».

 

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