Le Phare de Ré – Olivier Falorni votera la confiance au gouvernement mais anticipe sa chute

Oui, les finances du pays sont préoccupantes. « C’est 18 millions d’euros de dette par heure. Rien que là, en une demi-heure de conférence de presse, ça fait 9 millions », a estimé vendredi 5 septembre Olivier Falorni.

 

Le député de la circonscription La Rochelle – île de Ré aurait d’ailleurs préféré que le Premier ministre François Bayrou engage sa confiance sur ce constat, et non sur des réponses qu’il juge discutables. « Il ne faut pas juste un budget mais un budget juste, qui ne repose pas uniquement sur les travailleurs mais aussi sur la spéculation, le capital non productif et les superprofits », poursuit l’élu charentais-maritime. Pour lui, les deux jours fériés en moins, c’est non. Par contre, un impôt sur les 1 800 très grandes fortunes qui ont plus de 100 millions d’euros de patrimoine, ce serait oui, « qu’on l’appelle taxe Zucman ou autrement ».

 

Pour autant, Olivier Falorni ne veut pas « céder à la facilité » de la contestation. Il votera donc la confiance au gouvernement lundi 8 septembre dans un souci de « stabilité ». Sans pour autant se faire d’illusions sur l’issue du vote. « On est déjà dans l’après 8 septembre. Il faut construire le 9 avec du neuf, ce qui suppose de la responsabilité et une capacité à faire unité. »

 

L’élu s’engage donc à ne voter aucune censure jusqu’en 2027, que le Premier ministre soit de gauche, du centre ou de droite. « Sauf s’il était issu de La France insoumise ou du Rassemblement national », précise-t-il cependant. Il appelle ses collègues “modérés” à faire de même en échange de l’engagement du prochain gouvernement à ne pas utiliser l’article 49.3 de la constitution.

 

Quant à une éventuelle dissolution, Olivier Falorni ne veut pas en entendre parler. « Ce ne serait pas une solution mais au contraire une dilution. Elle déboucherait soit sur une stagnation avec une Assemblée nationale identique, soit sur une majorité pour le Rassemblement national », soutient-il.

 

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