Le Phare de Ré – Que se sont dit Olivier Falorni et Emmanuel Macron le 4 novembre à La Rochelle ?

Devant l’Encan de La Rochelle, Olivier Falorni tend une enveloppe à Emmanuel Macron ce mardi 4 novembre. Comme à chaque déplacement, pour les Assises de la mer cette fois, l’accueil “républicain” est l’occasion pour élus et officiels de solliciter l’appui présidentiel sur tel ou tel projet. Ou telle ou telle loi, comme ce fut le cas cette fois-ci.

 

Dans ce courrier cosigné avec Charles Biétry (atteint de la maladie de Charcot), le député et l’ex-journaliste se disent « inquiets de l’enlisement » et « exaspérés du blocage » concernant les lois sur la fin de vie (celle sur les soins palliatifs et l’autre sur l’aide à mourir). En cause ? Le report de leur examen par le Sénat, soi-disant à cause des débats budgétaires. « Un argument fallacieux : la décision a été prise le 14 octobre par la majorité Les Républicains, alors que le budget n’y arrivera pas avant fin novembre », juge le parlementaire. « Les malades en fin de vie, eux, n’ont pas le temps d’attendre », rappelle-t-il dans la lettre.

 

« Le président m’a confirmé sa préoccupation face à l’enlisement possible et maintenu ce qu’il nous avait dit en mai : ne pas écarter l’hypothèse d’un référendum. Mais, pour nous, c’est l’issue démocratique ultime. On continue de privilégier la voie parlementaire qui est encore possible est souhaitable », assure Olivier Falorni.

 

Deux jours plus tard, le gouvernement annonçait d’ailleurs mettre les textes à l’ordre du jour de son propre agenda au Sénat le 12 janvier. « Mieux encore » : il l’a déjà inscrit en deuxième lecture en février à l’Assemblée nationale. « Le gouvernement a pris ses responsabilités, se félicite le député, tout en restant prudent. Il y a déjà eu tellement de désillusions… » Sans compter la situation politique « très instable » et la « menace » persistante d’une censure, voire d’une dissolution.

 

Olivier Falorni fixe-t-il une échéance avant le recours au référendum. « On est dans un compte à rebours », concède-t-il. Si le Sénat rejette le texte sur l’aide à mourir et que l’Assemblée nationale maintient sa position en deuxième lecture, une commission mixte paritaire devra se réunir. En cas d’échec de cette dernière, une nouvelle lecture devra avoir lieu dans les deux hémicycles, le dernier mot revenant à la chambre basse.

 

« Tout devra être terminé à la fin de l’été 2026 puisqu’un nouveau débat budgétaire aura lieu à la rentrée avant l’entrée dans la campagne présidentielle », remarque-t-il. Sans compter que le parlement ne siégera pas en mars à cause de celle des municipales. Tout report des dates prévues en janvier et février pourrait donc pousser le député à réclamer un référendum.

 

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