Question écrite –  Fréquence des ostéodensitométries pour les personnes à risque

J’ai attiré l’attention de Monsieur le Ministre de la Santé et de la Prévention sur la fréquence entre deux examens « d’ostéodensitométrie ».

 

L’ostéodensitométrie est un examen qui permet de mesurer la densité osseuse et d’établir le diagnostic d’ostéoporose. Il est pris en charge, sur prescription médicale, pour les patients présentant les facteurs de risques médicaux de l’ostéoporose et suivant les conditions suivantes : pour un premier examen, quel que soit l’âge en cas de pathologie ou de traitement potentiellement inducteurs d’ostéoporose ; chez la femme ménopausée avec des facteurs de risques ; à l’arrêt du traitement. À titre d’exemple, la prévention des fractures ostéoporotiques est justifiée chez la femme ménopausée en cas de diminution significative de la densité osseuse ( < – 2,50).

 

L’ostéodensitométrie est ainsi recommandée après 65 ans. À quelle fréquence faut-il contrôler l’évolution de la densité osseuse ? À ce jour, aucun rapport médical ni littérature scientifique ne permet de répondre. On sait pourtant que l’âge et la densité osseuse initiale sont les facteurs les plus importants pour prédire le risque de développement d’une ostéoporose. Ainsi, plus de seize ans sont nécessaires pour qu’une ostéoporose se développe chez une femme sur dix présentant une densité normale ou légèrement diminuée ; ce délai passe à environ cinq ans en cas d’ostéopénie modérée et à un an pour les ostéopénies avancées. Dans de nombreuses situations cliniques, un examen avant dix ans ou à l’arrêt du traitement peut s’avérer utile. Cet examen se réalisant sur prescription médicale, peut être faudrait-il élargir la fréquence pour les patients à haut risque, afin de distinguer le signal d’une évolution franche et rapide de la maladie d’un autre patient qui verrait cette dernière se développer sur seize années.

 

Aussi, je souhaite savoir si le Gouvernement envisage de revoir les recommandations de prescription des ostéodensitométries suivant les facteurs de risques initiaux.

 

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