Sud Ouest – Charente-Maritime : Olivier Falorni et Christophe Plassard demandent une loi pour « protéger les sauniers »

Les deux députés ont cosigné une proposition de loi visant à doter la fleur de sel d’une définition juridique nationale claire

 

Protéger « un produit d’exception et les savoir-faire qui lui sont attachés ». C’est le sens de la proposition de loi déposée le 18 novembre par une vingtaine de députés, dont Olivier Falorni (Les Démocrates) et Christophe Plassard (Horizons), élus de la première (La Rochelle-Ré) et deuxième circonscriptions (Royan Ouest-Oléron).

 

« La fleur de sel, surnommée le « sel des grands chefs », est un joyau de notre patrimoine gastronomique et culturel. Elle représente bien plus qu’un simple produit de consommation, elle symbolise l’excellence de la table française », écrivent les parlementaires. Ces derniers estiment que « ce savoir-faire ancestral est aujourd’hui menacé par des productions mécaniques ou transformées chimiquement qui usurpent la dénomination, induisent les consommateurs en erreur et fragilisent les producteurs artisanaux ».

 

Olivier Falorni remarque que, « si certains territoires bénéficient déjà d’une protection européenne, comme dans ma circonscription, dans l’île de Ré, dont la fleur de sel bénéficie d’une Indication géographique protégée (IGP) depuis 2023, il n’existe toutefois aucune définition légale nationale de la fleur de sel. Cette absence ouvre la voie à des pratiques disparates qui créent une concurrence déloyale et nuisent à la valorisation de ce produit ».

 

Les députés proposent donc d’introduire une définition de la fleur de sel fondée sur les éléments suivants : « Sa formation naturelle à la surface des bassins d’évaporation des marais salants ; une récolte manuelle par écumage à l’aide d’outils traditionnels, sans intervention mécanique ou chimique postérieure autre qu’un éventuel séchage naturel ; l’interdiction de l’usage de cette dénomination pour tout produit ne répondant pas à ces conditions. »

 

L’objectif de la proposition de loi est ainsi d’établir « une norme juridique claire, garantissant la sécurité juridique des producteurs et la loyauté des échanges » et de « renforcer la protection des consommateurs contre les pratiques commerciales trompeuses ».

 

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