Sud Ouest – Fin de vie : un débat avant un vote potentiellement historique

près avoir perdu un an à cause de la dissolution, le débat sur l’aide active à mourir s’ouvrira, ce lundi, dans l’hémicycle de l’Assemblée en même temps que celui sur les soins palliatifs.

 

Olivier Falorni, député de Charente-Maritime, n’est plus qu’à quinze jours d’un vote potentiellement historique sur l’aide active à mourir. Sujet sur lequel il travaille depuis douze ans. Les députés vont de nouveau débattre de sa proposition de loi dès ce lundi. À nouveau, parce que l’exercice a déjà eu lieu, il y a un an. Mais c’était sans compter la dissolution de l’Assemblée qui a torpillé ces travaux et obligé les parlementaires à tout recommencer. Avec cette nuance qu’entre-temps, François Bayrou, nommé à Matignon, a scindé ce projet de loi sur la fin de vie en deux textes avec d’un côté, les soins palliatifs, et de l’autre, l’aide active à mourir.

 

C’est, dans ce contexte, que va s’ouvrir le débat. Sachant que le texte sur les soins palliatifs, qui acte le renforcement de ces structures à hauteur de 1,1 milliard d’euros sur les dix prochaines années, sera très certainement voté à l’unanimité, tandis que celui sur l’aide active à mourir s’annonce plus discuté. « Mais, souligne Olivier Falorni, il a été voté aux deux-tiers par les députés en commission. » Une certitude, les deux textes seront soumis au vote le 27 mai. « Nous voterons chaque texte séparément, explique Olivier Falorni. Mais j’ai obtenu du Premier ministre que s’il devait y avoir de l’obstruction empêchant de voter l’aide à mourir, alors celui sur les soins palliatifs ne sera pas voté. » Traduction : soit les deux seront soumis au vote, soit aucun.

 

Mais quand bien même l’aide active à mourir serait adoptée par l’Assemblée, il lui faudra ensuite passer le cap du Sénat. Dans « Sud Ouest », le 24 avril, Gérard Larcher, le président LR de la Chambre haute, a été clair : « L’aide active à mourir, c’est un choix personnel et, sur ce point, le texte, tel qu’il s’engage à l’Assemblée, ne correspond pas à mon éthique personnelle. Se poser la question de la mort n’est pas aussi simple. »

De là à en déduire que la navette parlementaire s’annonce difficile, Olivier Falorni ne va pas jusque-là : « Le Sénat votera comme il l’entend, mais ce n’est pas un conclave papal. Il n’est pas hors du monde quant aux aspirations de la société. »

 

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