Sud Ouest – La Rochelle : le Collectif citoyen maintient la pression sur le pont de Tasdon
Le Collectif citoyen du pont de Tasdon organisait un rassemblement ce samedi 21 juin côté gare. Pour demander que le dossier avance et qu’une étude sérieuse sur la réhabilitation de l’ouvrage soit menée.
Fermé à la circulation automobile depuis le 10 novembre 2023, le pont de Tasdon est l’objet d’une interminable chronique qui fera sans doute le délice des historiens locaux dans les temps futurs. Pour l’heure, il ne fait pas, vraiment pas, le délice du collectif citoyen mobilisé pour sauver de la ruine cet ouvrage métallique centenaire qui tire un trait d’union entre le quartier de Tasdon, au sud, et le centre-ville. Au cas où un Rochelais aurait passé ces dernières années coupé du monde dans une grotte souterraine, rappelons que le pont est désormais réservé aux piétons et aux cyclistes (et apparentés).
Une nouvelle fois, le collectif a rassemblé ses troupes sur place, ce samedi 21 juin dans l’après-midi, avant de se diriger sous l’ombre rafraîchissante des tilleuls du jardin de la gare, en contrebas. Ils étaient une cinquantaine, présents pour réclamer une avancée sérieuse sur le dossier.
Si le Cerema, un organisme expert, doit rendre dans les temps à venir un rapport sur les différentes options possibles, le collectif demande pour sa part une étude fine sur les possibilités de maintien de l’ouvrage actuel, « travée par travée. On établit des devis, on fixe un délai et on décide », prône Daniel Chuillet, son porte-parole. Dans l’assistance, on s’oppose à l’option de la démolition, suivie par la construction d’un nouveau pont. Même si 50 nuances de sauvetage se dessinent dans les préférences de chacun, on se prononce plutôt pour une rénovation qui permettrait au moins de rouvrir l’axe aux transports en commun et aux véhicules de secours.
Reste l’épineuse question de la propriété de l’ouvrage, qui doit faire l’objet d’un jugement du tribunal administratif de Poitiers. Selon les autorités, le dossier restera encalminé tant qu’elle ne sera pas tranchée. Un faux argument pour le collectif. Le conseiller municipal d’opposition Thierry Tougeron (Le Renouveau) et l’attaché parlementaire du député Olivier Falorni, Sébastien Arzalier, étaient présents au soutien du collectif.
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