Sud Ouest – Municipales à La Rochelle : un air de campagne autour du chantier Marcel-Paul

De Maryline Simoné à Olivier Falorni en passant par Jean-Marc Soubeste, sans oublier le maire Thibaut Guiraud, les candidats déclarés ou non sont en ordre de bataille.

 

À près de six mois des élections municipales (15 et 22 mars 2026), tout dossier sensible est l’occasion pour les candidats déclarés ou non de faire entendre leur voix, dans l’espoir d’en compter beaucoup dans les urnes en leur faveur.

 

Après les émanations nauséabondes issues du chantier de dépollution de la rue Marcel-Paul, un air de campagne flotte désormais autour de l’ancienne usine à gaz. En témoignent les prises de parole qui ont suivi l’annonce de la reprise des travaux pour une petite semaine, avant une pause probable jusqu’à la Toussaint.

 

Investie au printemps par le Parti socialiste, Maryline Simoné a ainsi déploré dimanche 24 août le « temps perdu » dans cette « affaire ». « Une couverture complète du chantier aurait pu être imposée à l’entreprise Speed Rehab [filiale des opérateurs Vinci Immobilier et Brownfields] dès octobre 2024, comme le proposaient les riverains, les parents d’élèves des établissements scolaires limitrophes, l’association Zéro Toxic et les habitants du quartier. »

 

L’ancienne conseillère régionale se dit surprise par le fait que « le permis de construire signé en février 2024 n’a pas fait l’objet de conditions contraignantes et suspensives eu égard à l’état initial du terrain et son activité passée connue ».

 

Pour le député Olivier Falorni (Les Démocrates), dont l’éventuelle candidature est liée au calendrier politique national, cela devient « un chantier de déminage ». Dénonçant « l’imbroglio » des autorisations et interruptions des travaux, il propose de mettre en place un « véritable comité de suivi citoyen, réunissant riverains, parents d’élèves, usagers des sites à proximité, associations environnementales, élus et représentants de l’État afin de prendre toutes les décisions en totale transparence ». Le député suggère aussi de créer « un registre épidémiologique par la présence d’un médecin-conseil joignable rapidement », évoquant enfin la possibilité d’une mission parlementaire.

 

De son côté, l’écologiste Jean Marc Soubeste s’inquiète pour l’avenir. « Le site restera en partie pollué malgré l’enlèvement d’une grande partie des matériaux et terre contaminés, a-t-il publié sur les réseaux sociaux lundi 25 août. Difficile d’imaginer qu’aujourd’hui, la solution de l’abandon du projet immobilier n’est pas préparée par l’exécutif municipal. Ce serait une faute politique. »

 

Successeur de Jean-François Fountaine en attendant 2026, le maire centre gauche Thibaut Guiraud a tapé du poing sur la table cet été, reprochant à l’entreprise son « manque de professionnalisme ». Dans un courrier adressé aux praticiens rochelais, qu’il a cosigné avec le préfet de la Charente-Maritime et le directeur de l’Agence régionale de santé, l’élu souligne que « cette situation a été génératrice de stress et d’anxiété, voire de traumatismes psychologiques ». Une « grille d’évaluation » a été envoyée aux médecins afin d’évaluer le niveau d’anxiété de leur patientèle. Un autre courrier a été adressé aux directeurs d’établissements scolaires, aux parents d’élèves et aux riverains pour les inviter à consulter leur médecin traitant « en cas de survenue ou de réapparition de symptômes ».

 

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