Sud Ouest – Vote de confiance : « atterré » mais pas totalement dégoûté, Olivier Falorni ne censurera pas François Bayrou
Lors de son point presse de la rentrée, Olivier Falorni a exprimé son désarroi quant à la décision du Premier ministre de se soumettre à un vote de confiance devant l’Assemblée nationale.
À trois jours du vote de confiance auquel souhaite se soumettre le Premier ministre François Bayrou, le député de la première circonscription de la Charente-Maritime s’est dit « atterré » par cette rentrée politique lors d’un point presse ce vendredi 5 septembre 2025, à La Rochelle. « Je suis atterré par l’irresponsabilité politique de nombreux responsables politiques à qui il faudra désormais mettre des guillemets à ‘’responsables’’ », a commencé par fustiger Olivier Falorni.
Parmi les personnalités politiques dans le viseur du député, François Bayrou a particulièrement été pointé du doigt : « Une telle censure n’est jamais gratuite. Avons-nous les moyens de nous permettre une telle facture tous les semestres ? Je n’ai absolument pas compris le choix de ce vote de confiance. Pour moi, c’est aussi incompréhensible que la dissolution, et cela aura les mêmes conséquences négatives pour notre pays. C’est une décision qui est à nouveau une funeste erreur. Elle va à nouveau faire entrer la France dans un épais brouillard. »
Le député reproche également au Premier ministre sa « méthode » en ce qui concerne le budget, et notamment « la question des jours fériés ». « Aujourd’hui, il ne faut pas juste un budget, il faut un budget juste. Et le budget, tel qu’il est aujourd’hui, n’est pas suffisamment juste », a-t-il ajouté.
Malgré cette exaspération, et même si « la messe est dite » en ce qui concerne le vote de confiance, selon le député, Olivier Falorni votera en faveur du Premier ministre. « J’ai décidé de ne censurer aucun des gouvernements qui seront amenés à exercer les responsabilités d’ici à 2027 », assure-t-il, excluant cependant le Rassemblement national et La France insoumise de cette promesse. « Je souhaite ni bordélisation, ni bardélisation. »
Et puisque « le vote est perdu d’avance », le rapporteur général du projet de la loi sur la fin de vie propose d’ores et déjà un successeur pour Matignon en la personne de Bernard Cazeneuve, « la personnalité la plus en capacité de rassembler et de diriger ».
Pour lire l’article sur sudouest.fr